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Ce qui me manque quand je ne suis pas à Bombay…

...(C'est le 1er, c'est BombayBlog!!!)

Bombay Blues, Bombay Blues… C’est vrai ça, Bombay, quand j’y suis, je ne rêve que de la quitter pour une plage vide, tranquille et bordée de cocotiers ou bien des sommets enneigés vierges, calmes et silencieux.

Et pourtant, après 3 jours de ce régime havre de paix et tranquillité – qui fait un bien fou !!! – j’en viens à me dire qu’il me manque quelque chose…

Genre, ce matin, je n’ai pas croisé un millier de rickshaws klaxonnant et faisant vrombir leur moteur.

Ni mon millier de voisins. Mince, en France, par exemple, je peux aller chercher le pain à la boulangerie à l’autre bout du village et ne croiser personne (sauf peut-être une voiture, qui ne klaxonnera pas, je ne sais pas si tu t’imagines!)

Ou bien mon fresh lime soda sera au rang des abonnés absents.

Tout pareil pour mes prawn manchurian dry. Yen n’aura pas sur le menu (enfin, si je ne suis pas en Inde).

Et puis ailleurs, il n’y a pas cet air chaud, salé et humide qui chauffe la peau (et fait transpirer des seaux, certes…) et cette odeur si particulière à la ville (mélange de gaz d’échappement, de détritus en décomposition, de bord de mer, de barbecue, de poussière, de mais grillé, de beedi, de fleur, d’encens, de parfums, de sueurs, d’espoir immense et de misère accablante… ). L’air pur et frais, c’est bien, mais ça n’a pas d’odeur, justement !

Et puis mon gecko me manque ! Et les baingans masala aussi ! Et le Thumbs Up Old Monk ! Et les garlic-cheese-naans! Et mettre mes kurtas et mes tongs ! Et décrocher mon téléphone pour me faire livrer tout et n’importe quoi !

Et puis le chaos et le foutoir qu’est Bombay me manque. C’est ça en fait… ! C’est ce n’importe quoi constant, ce désordre, cette anarchie, ce bordel ambiant et toutes les impressions, questions et mécanismes de réflexion que cela engrange! Oui, c’est ça ! C’est surtout le bordel qui me manque !!!

Si un jour on m’avait dit que l’ordre et la discipline perdrait au profit du bazar chez moi, et bien jamais je ne l’aurais cru !